| Les débuts des SMSM
La plupart des congrégations religieuses se rattachent
à un fondateur ou à une fondatrice. Les Sœurs
Missionnaires de la Société de Marie, elles,
ne se rattachent pas à une personne particulière,
mais plutôt à un groupe de onze pionnières,
des femmes assez extraordinaires qui partirent en mission
à l’autre bout du monde et collaborèrent
dès le début avec la Société de
Marie. Cette Société est née de l’inspiration
qu’eurent quelques séminaristes de France, en
1816 : ils se sentaient appelés à former un
groupe de religieux qui permettrait à l’Eglise
de rendre Marie plus présente à leurs contemporains.
Vingt ans plus tard l’Eglise reconnut officiellement
la Société de Marie en tant que groupe religieux
de prêtres et de Frères. Très vite, les
premiers Maristes voulurent que leur Société
compte aussi des Sœurs et une branche de laïcs.
En 1836, quand elle fut reconnue
comme congrégation, la Société de Marie
reçut la charge d’évangéliser les
îles d’Océanie et quatre Pères Maristes
partirent dans le Pacifique. Quelques années après
le martyre de St Pierre Chanel à Futuna, en 1841, les
habitants de cette île se convertirent au catholicisme.
Les femmes de Wallis, l’île voisine, envoyèrent
une lettre en France pour demander que des femmes de ce pays
viennent les aider à faire d’elles de bonnes
chrétiennes et catéchiser leurs enfants. Françoise
Perroton entendit cet appel et décida de partir dans
le Pacifique. Lorsqu’elle embarqua à bord d’un
bateau marchand en partance pour l’ Océanie,
ce qui serait la Congrégation des Sœurs Missionnaires
de la Société de Marie (SMSM) venait de naître.
Ce que Françoise voulait, c’était être
missionnaire pour travailler avec la Société
de Marie et peut-être, un jour, être religieuse.
Elle arriva à Wallis en 1846 et y resta quelques années,
au service des gens avant d’aller continuer son apostolat
dans une autre île de la région : Futuna. Au
bout de 12 ans, elle eut enfin la joie de voir arriver d’autres
Françaises. Entre 1857 et 1860, elles furent 10 à
venir comme missionnaires à Wallis, à Futuna,
en Nouvelle-Calédonie et à Samoa. Ce sont ces
onze femmes, nos pionnières, qui représentent
nos origines. Bien que laïques, elles voulaient, de toute
évidence, être missionnaires, Maristes et religieuses.
Elles furent d’authentiques missionnaires , très
proches des gens par leur façon de vivre et leur travail,
payant de leur personne à longueur de temps. A leur
départ de France, ces femmes étaient admises
dans le Tiers Ordre de Marie pour les missions d’Océanie
et elles se considéraient comme d’authentiques
Maristes. Elles envisageaient comme une semence de leur consécration
religieuse le vœu d’obéissance prononcé
devant l’évêque du vicariat auquel elles
étaient envoyées, de même que la règle
qu’eles suivaient et qui contenait tous les exercices
spirituels pratiqués dans les congrégations.
Dès les premières années de leur activité
missionnaire, des Océaniennes se joignirent à
elles, et peu à peu, des femmes d’un peu partout
dans le monde se mirent à leur suite. Après
qu’eut augmenté le nombre de ces femmes reliées
entre elles par une appartenance très souple à
un groupe missionnaire féminin, notre congrégation
fut enfin reconnue officiellement par l’Eglise en 1931
sous le nom de Sœurs Missionnaires de la Société
de Marie. Le mouvement lancé par Françoise Perroton
recevait sa récompense..
Aujourd’hui, la Famille Mariste
se compose de différents groupes de laïcs répandus
dans le monde entier et de quatre congrégations religieuses
: la Société de Marie (Pères et Frères
Maristes), la Congrégation de Marie (les Sœurs
Maristes), les Frères Maristes des Ecoles (Frères
Maristes enseignants), et les Sœurs Missionnaires de
la Société de Marie (Sœurs Maristes Missionnaires).
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